Un cœur simple – Gustave Flaubert

De Flaubert, j’ai lu Madame Bovary au lycée, que j’avais beaucoup aimé. Ça aurait pourtant pu être un sacré raté à l’âge que j’avais ! J’aimerais bien le relire. En prépa, j’ai lu L’éducation sentimentale, qui m’a bien moins plu, et dont je ne garde pas grand souvenir, à vrai dire… Les autres livres de cet auteur ne me tentent pas particulièrement, mais j’avais récupéré un petit « conte » intitulé Un cœur simple, et j’ai eu l’occasion de le sortir de ma PAL sur les conseils de Djihane du blog Les instants volés à la vie, lors de sa participation au concours que j’avais organisé pour les 3 de mon blog, sur l’ancienne plate-forme.

Un coeur simpleUn cœur simple raconte en moins de 100 pages la vie d’une domestique au début du XIXème, du nom de Félicité, de son enfance à sa mort, survenue dans un état d’esprit un peu particulier.

Il y a une courte préface qui donne quelques indications sur ce qu’a voulu faire Flaubert avec ce titre, et heureusement, parce que sinon je crois que je n’aurais vraiment pas su par quel bout prendre ce texte. On est surtout dans un exercice de style comme Flaubert les affectionnait, et dans l’idée de faire une historie sans réelle histoire. Heureusement x2 que le livre est court, parce qu’en effet il ne se passe pas grand-chose. Autant dans Madame Bovary on a quand même ses réflexions intérieures à se mettre sous la dent, la nada, à part les petites pointes d’ironie à l’égard de la bêtise des péquenauds et de la pédanterie des bourgeois ; c’est en tout cas comme cela que j’ai ressenti certaines phrases.

Par contre, il est vrai que le style est très intéressant. Mon édition met notamment en avant les jeux de conjugaison, entre présent, imparfait et passé simple. De manière générale, c’est toujours très bien écrit et agréable à lire ; c’est seulement que je n’ai pas bien compris l’intérêt de cette histoire. Apparemment, Flaubert a été fasciné par l’idée de Félicité devenant pieuse à ridicule. Toutes ses affections passées se mélangent à l’heure de la vieillesse, jusqu’à ce qu’elle confonde le Saint-Esprit avec quelque chose que je ne vous révélerai pas. Je n’arrive pas à savoir s’il s’agit d’une anecdote véritable ou si c’est seulement l’imagination de Flaubert qui a parlé. Si vous avez le fin mot de l’histoire, n’hésitez pas à me le dire !

Enfin, mon édition m’a à la fois plu et déplu. Plu grâce aux quelques explications que je mentionnais plus haut, et déplu parce que pendant la lecture, il y avait des notes de bas de page PARTOUT. Elles étaient utiles par moments, mais pas toujours. C’était mal dosé et de ce fait rendait la lecture fastidieuse.

Un coup manqué pour moi que ce cœur simple, qui m’a un peu rappelé Une vie de Maupassant, que je n’avais pas aimé non plus. Il ne me reste plus dans ma PAL de Flaubert que « Nous allions à l’aventure, par les champs et par les grèves », un livre de la collection La Lettre et la Plume. Peut-être en aurai-je fini avec Flaubert après, hormis la relecture de Madame Bovary que j’aimerais vraiment faire.

ChallengeXIXeme2

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6 réflexions sur “Un cœur simple – Gustave Flaubert

  1. Toi qui es amatrice de fantasy bien écrite, tu ne devrais pas écarter la possibilité de lire Salammbô. Cela n’a rien à voir avec le Flaubert réaliste et ça pourrait bien te faire kiffer ta race (elfe noir ou hobbit, fais ton choix). 😉

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