Nana – Ai Yazawa

Nana T1Quand on a commencé à lire des mangas dans les années 2000, on a forcément entendu parler du shojô Nana, qui cartonnait à ce moment-là tant au Japon qu’en France (mais à moindre échelle bien sûr). Pour ma part, j’étais passée à côté. Je connaissais le manga mais n’avais jamais eu vraiment envie de le lire. Comme il était dispo à la médiathèque de la ville où je bosse, j’ai commencé à les emprunter, pas trop sûre de ce que j’allais trouver dans cette histoire et d’apprécier le style de la mangaka.

Nana Komatsu et Nana Osaki ont eu des vies très différentes. La première est une romantique invétérée, incapable de vivre en dehors d’une relation amoureuse et qui a du mal à trouver une voie après le lycée. Le deuxième est musicienne, bien plus rebelle et à l’air indépendant. Elles vont se rencontrer dans le train qui les mène à Tokyo vers leur nouvelle vie et rapidement vont se mettre en colocation. Malgré les liens très forts qui les unissent toutes les deux, divers événements vont les séparer et les réunir.

Le dessin n’est clairement pas de ceux que je préfère, mais comme pour Fruits Basket, j’ai fini par m’y faire et même à trouver certaines planches jolies occasionnellement.

Par contre, l’histoire qui ne me parlait pas plus que ça au début m’a franchement emballée. Il faut attendre quelques tomes – je dirais 3 ou 4 – avant d’être vraiment pris dedans, de connaître un peu mieux les persos et de commencer à s’y attacher. La peinture de la vie tokyoïte dans les années 2000 sonne très juste, et c’est peut-être ça qui a tant plus au Japon : des millions de jeunes femmes ont du se retrouver dans les questionnements qui secouent les deux Nana et les diverses épreuves qu’elles traversent. J’ai aussi été agréablement surprise de voir qu’il y avait tant d’humour, plus au début c’est vrai, mais les cases drôles perdurent jusqu’au bout.

Nana

On ne va pas se mentir, c’est vraiment du shojô. Il est beaucoup, beaucoup question de relations amoureuses, mais aussi d’amitié, de relation à la famille, de carrière, de rêves, de mode de vie… Autant de choses qui ont su me parler à divers passages. J’ai bien aimé aussi le traitement de la musique, l’anime doit être sympa de ce côté-là. Les protagonistes sont assez variés et nombreux, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer avec eux.

Dans les premiers temps, on suit surtout l’histoire du point de vue de la Nana fleur bleue, qui admire énormément sa nouvelle amie et colocataire. J’avoue que moi aussi j’en suis venue à être fascinée par cette Nana drôle, dure et fragile, indépendante, forte et paumée. D’autres persos ont aussi retenu mon attention plus que les autres : Yasu, Shin, Ren…

J’ignore si c’était voulu ou pas par l’auteure (mais je ne pense pas), en tout cas l’histoire prend un tournant différent. D’abord assez futile, avec une intrigue pas forcément des plus plausibles (le groupe amateur de Nana qui veut passer professionnel et bien sûr ça devient possible), on s’enfonce de plus en plus dans des thèmes sombres, et même ce qui paraissait idyllique montre bientôt une face cachée assez déconcertante de prime abord. Le manga en devient même vraiment dur par moments, avec des sujets comme la prostitution, la drogue, la grossesse non désirée…

nana2Officiellement, le manga est arrêté au tome 21 pour raisons de santé de la mangaka (elle a un cancer je crois), mais la série n’est pas finie. Et vraiment, les derniers tomes sont affreux. J’ai lu les tomes 20 et 21 la gorge toute nouée et j’ai pleuré plusieurs fois, c’est dire à quel point j’ai finalement été embarquée dans cette histoire, aux côtés de ces personnages devenus extrêmement attachants.

J’espère vraiment que le manga sera achevé un jour. J’ai envie de croire que ça va « bien » se finir, qu’on terminera sur une belle note d’espoir. En tout cas, n’ayez pas peur de donner une chance à Nana si comme moi vous êtes curieux à son égard mais n’avez jamais osé.

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6 réflexions sur “Nana – Ai Yazawa

    1. Ce manga est magnifique je l’es lus ds une periode ou personne ne me comprener et les personnage avée les mém gout que moi c trop domage qu’on coneterra jamé la fin .

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