La Voie des Oracles, tome 2 : Enoch – Estelle Faye

En octobre 2014, j’ai lu mon premier roman d’Estelle Faye, Thya, le premier tome de La Voie des Oracles. J’avais globalement apprécié la lecture mais avait été chiffonnée par plusieurs éléments. Attention, cette chronique peut contenir des spoilers du premier tome !

La Voie des Oracles T2Dans ce second opus, Thya, accompagnée d’Enoch et d’Aylus, continue de fuir son frère Aedon toujours plus loin vers l’est, dans des contrées de plus en plus chaudes, où la magie s’allie à l’humain pour les poursuivre mais aussi pour les aider.

Mon plus gros problème a été mon incapacité totale à me rappeler le détail des événements du premier tome. J’ai bien essayé de le feuilleter pour me remémorer l’essentiel, mais je ne suis pas tombée sur les passages éclairants et j’ai un peu « abandonné ». Je plaide souvent auprès des écrivain•es que je rencontre pour faire un résumé des épisodes précédents en début de nouveau tome, ou pour rappeler les grandes lignes dans les premiers chapitres. Pierre Bottero faisait ça très bien dans ses sagas Ewilan. Bref, je me suis sentie un peu malheureuse de me retrouver ainsi perdue dans une histoire dont je ne comprenais pas tous les intérêts.

Dans Thya, on avait un fil conducteur assez clair : son père attaqué par les hommes de mains de son frère, la jeune oracle prend la décision de se rendre à Brog, lieu montré dans ses songes et important dans son histoire familiale. Je ne sais plus quelle révélation elle apprend sur place à la fin du tome, mais rattrapée par les hommes de son frère, elle doit s’enfuir de nouveau, toujours suivie d’Enoch qui a des pouvoirs dont on ne sait pas bien ce qu’ils sont ni à quoi ils servent et qui a rencontré son père, qui se trouve être Aylus, l’oncle paternel de Thya que son père aurait trahi ou quelque chose du genre, je ne me souviens plus (le père de Thya et son frère Aylus, ça va vous suivez ?). Thya utilise très peu ses pouvoirs dans ce tome, mais finit par décider qu’il faut aller vers l’est. Sa « quête », bien identifiée dans le tome 1, devient très floue. Je ne voyais plus bien l’intérêt, à part fuir – certes, il faut bien fuir quelque part, mais il ne se passe pas assez de choses dans le fond. Je n’ai pas bien compris le but de l’intrigue de manière générale en fait.

On passe d’ailleurs très vite sur les lieux visités et les nouveaux personnages (en particulier à Constantinople où SPOILER Thya rencontre son oncle maternel, qui l’aide à trouver une info qui sert un peu par la suite mais pas vraiment non plus je trouve, et qui meurt presque aussi sec avant que Thya reparte… Le pauvre a fait un passage éclair !). On n’a pas le temps de « profiter », d’intégrer les éléments introduits qu’on saute aussitôt à autre chose. Tout cela manque de liant, surtout à partir du moment où les personnages sont séparés. Les pouvoirs d’Enoch, à quoi servent-ils ? L’arc narratif avec Hécate ? Les aventures d’Aylus ? Je ne voyais pas bien où on allait, mais avec la fin, j’étais complètement perdue (tout ça pour ça ?). Le tome 3 va peut-être tout détricoter et j’en ressortirai avec la compréhension globale de La Voie des Oracles qui me manque actuellement puisqu’il promet une plus grande place à Aylus, autre oracle de la famille de Thya.

On pourrait croire que je n’ai pas aimé ma lecture, mais si : je suis juste très perplexe devant la construction générale de l’histoire. Les personnages n’ont malheureusement pas plus réussi à me convaincre que dans le tome 1 (mais j’aime bien le Sylvain). Par contre, j’ai trouvé l’écriture vraiment améliorée. Ça se lit toujours aussi bien, mais avec une qualité supérieure que j’ai clairement ressentie dès le début. De nombreuses descriptions m’ont beaucoup emballée et compensait ma frustration de ne pas comprendre où l’autrice voulait en venir, car j’attendais avec impatience de découvrir un nouvel endroit en même temps que Thya ou Enoch. Je n’avais jamais rien lu se passant en Moyen-Orient pendant l’Antiquité et encore moins la fin de l’Antiquité. Cela m’intéresse un peu moins que la découverte de l’Europe occidentale dont je connais mieux l’histoire et dont j’avais aimé voir l’aspect changé par les éléments fantastiques introduits par Estelle Faye, mais ça m’a vraiment plu.

J’ai passé beaucoup de temps dans cette chronique à essayer de mettre des mots sur ce qui me perturbe dans le scénario de cette trilogie mais je ne sais pas si j’y suis bien parvenue. Peut-être qu’il faudra un jour que je m’attelle à la relecture de la série en prenant les tomes vraiment à la suite. En tout cas, je suis curieuse de lire le troisième tome déjà dans ma PÀL afin de découvrir ce qu’Estelle Faye a en tête.

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