Flowers for Algernon – Daniel Keyes

L’avantage des clubs de lecture, c’est vraiment de nous pousser à lire des romans auxquels on n’aurait jamais jeté un œil autrement.

Des fleurs pour Algernon est un livre de science-fiction publié en 1966. Il raconte comment Charlie Gordon, un jeune homme gentil mais avec un fort retard mental, est retenu pour une expérience scientifique qui doit le rendre plus intelligent.

des-fleurs-pour-algernonJ’ai du mal à faire cette chronique. Je reconnais que les sujets traités sont très importants et intéressants, seulement ce n’est pas assez développé et soit c’est trop limpide, soit c’est trop opaque. Au final, j’ai trouvé ça pas mal mais pas génial. Le roman a l’air d’assez mal vieillir. Je pense qu’à sa sortie, ça devait vraiment être assez dingue de lire un truc comme ça, mais aujourd’hui ça me paraît assez banal. Et tout est si prévisible ! Je n’arrêtais pas de me dire qu’il allait bien se passer quelque chose d’inattendu, que je n’aurai pas vu venir (je suis assez naze en plus pour deviner ce qui va se passer en principe) mais non, tout est linéaire, au final je me suis un peu ennuyée.

Le roman est écrit sous forme de journal tenu par Charlie. Son style évolue donc en fonction de son intelligence. C’est bien pensé, et peut-être Daniel Keyes était-il le premier à utiliser ce procédé narratif de cette façon, mais depuis cela a été exploité par bien d’autres et de meilleures façons. De même, le fond traite des défauts de l’Homme, mais qui aujourd’hui croit encore que l’être humain est un puits infini de bonté ? Certes, la première partie du roman m’a quelquefois touchée, car Charlie prend conscience de son entourage et de la méchanceté dont beaucoup font preuve à son égard parce qu’il est simplet. C’est absolument répugnant de traiter une personne de cette manière et je ne cautionnerai jamais ça, mais dans la réalité, plein de gens le font et plein d’autres luttent contre eux.

J’ai eu un souci avec les persos en général de toute façon. Au début j’avais assez de sympathie pour les principaux, puis je m’en suis désintéressée. J’ai eu de la peine pour Charlie bien sûr, mais je n’ai pas pu m’attacher à lui, d’autant moins que le roman avançait. Beaucoup de lecteur•rices ont été touchés par la fin, mais ce ne fut pas mon cas parce qu’encore une fois, c’était trop évident (il n’y a qu’à lire le titre du roman, bien trouvé mais tellement transparent !). En fait, je vois où Daniel Keyes a voulu en venir, je suis d’accord avec ce qu’il dénonce, les messages qu’il veut faire passer, mais la façon dont il a lié tout ça donne un ensemble qui n’a pas eu prise sur moi.

Il semblerait que la traduction française n’est pas géniale, je regrette un peu de ne pas m’être forcée pour la VO donc si vous souhaitez découvrir ce roman, je vous conseille de vous lancer en anglais, ce n’est pas difficile à lire si vous avez l’habitude du langage parlé (en regardant des séries américaines par exemple !).

En résumé, c’est bien de l’avoir lu, ça me fait sortir de mes zones de confort habituelles et j’aurai l’air moins bête la prochaine fois que ce roman est mentionné, mais je n’ai pas beaucoup aimé. Il se résume pour moi à cette petite phrase : « Heureux les simples d’esprit. »

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