Rule of the Bone – Russell Banks

[Chronique de janvier 2013]

Sous le règne de Bone de Russell Banks était la lecture pour le club Lillois de L’Île aux livres du mois de janvier 2013. Lecture imposée donc, et en particulier pour moi, qui ne serais jamais allée chercher ce roman de moi-même car ce n’est pas du tout mon genre de lecture.

sous-le-regne-de-boneChappie a 14 ans lorsque sa vie change. Jusque là, il vivait avec sa mère et son beau-père, et ça se passait mal. Il finit par se barrer pour vivre avec son pote Russ et passe ses journées à traîner dans le centre commercial, à fumer des joints et à dealer un peu. Mais ça, ce n’est que le début du changement, car Chappie va voyager, va changer, y compris de nom.

La personne qui a présenté le roman l’a présenté comme un énorme coup de cœur et même une révélation littéraire. Je m’attendais donc à voir mon cerveau retourné par ma lecture. Bah, pas vraiment… Ce n’est pas un mauvais roman, loin de là, mais je ne comprends pas ce qu’il a de si extraordinaire. Je n’ai pas vraiment apprécié l’écriture de l’auteur et la narration qu’il a choisie. Ça se lit vite une fois qu’on y passe un peu de temps. L’histoire s’est déroulée sans vraiment que j’y prête attention, je n’attendais pas la suite. Par contre, je me suis attachée au gamin, qui se débrouille vachement bien étant donné les circonstances. L’histoire est très… glauque. Il y a plein de passages où on aimerait être ailleurs, lire autre chose. Ils alternaient avec d’autres passages plus légers, mais tout de même, la sensation qui domine est le malaise.

Ce qui m’a vraiment dérangée en fait, c’est que l’auteur semblait à chaque page accuser le lecteur. En tout cas c’est ce que j’ai ressenti. Il accuse la société toute entière pour ce que vit Chappie. D’abord, l’histoire se passe aux Etats-Unis. Un monde qui n’a rien à voir avec la réalité française. Je sais que la France est loin d’être parfaite, mais je ne crois pas que ça passerait, par exemple, de vendre ta fille à un mec qui tourne des films porno pour t’acheter du crack. Je dis pas que ça n’existe pas, seulement que ce n’est pas « ma » réalité, et donc ça ne me touche pas. Il y avait beaucoup de choses comme ça, très américaines, qui me repoussent. Bon, il y avait aussi des horreurs qu’on retrouve partout (je pense à la raison pour laquelle Chappie se barre). Mais je ne sais pas, l’ensemble a fait que pour moi, c’était complètement improbable. La plupart des personnages m’ont gonflée. Les parents, Russ, les bikers, Evening Star, Doc… Il n’y a que la petite Froggy que j’ai bien aimé, et un peu I-man aussi.

Je ne déconseillerai pas ce roman, ni ne le conseillerai. C’était juste pas un roman pour moi.

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