La Baronne des Monts-Noirs – Céline Guillaume

[Chronique de janvier 2013]

En mai dernier il me semble, j’ai lu Le ballet des âmes de Céline Guillaume et étais ressortie de ma lecture globalement déçue. Natiora et Cindy m’avaient beaucoup vanté ce livre, qui ne le méritait pas selon moi. Comme c’était ma première lecture de Céline Guillaume, je me suis dit qu’il ne fallait pas d’arrêter sur une mauvaise impression. Dawn m’a donc prêté La Baronne des Monts-Noirs. Mes souvenirs sur Le ballet des âmes m’ont laissé une impression encore plus mauvaise que celle que j’avais eue en refermant le livre. J’attendais beaucoup de La Baronne, qui devait faire monter l’auteure dans mon estime. C’est raté. Je vous préviens que je vais être très dure, vous allez peut-être même me trouver méchante, mais au moins je serai honnête.

la-baronne-des-monts-noirsRésumé : Les Monts-Noirs du Morvan, an de grâce 1131…
Ida, jeune moniale au couvent de Sainte-Radegonde, donne naissance à un œuf alors qu’elle vient de fuir le massacre d’un village.
De cet œuf, Flore voit le jour, conçue dans le péché lors d’un mystérieux sabbat commandité par une baronne déchue. Immédiatement abandonnée par sa génitrice ainsi souillée, elle est recueillie par le vieux Siméon, un ermite mystérieux qui lui enseigne tout son savoir.
Les années passent et l’orpheline découvre, un jour, une bête insoupçonnée : mi-femme, mi-rapace, une véritable démone cruelle et coupable de bien des crimes sanglants.
Le périple haletant de la jeune fille débute ainsi, un périple palpitant brodé comme ces tapisseries médiévales, rempli d’énigmes, de mystères, de passions destructrices et du Mal incarné.
C’est ici un roman au rythme endiablé à la dimension de la Seconde Croisade : grandiose, terrible et bouleversant.
Céline Guillaume magnifie son récit en une mémorable légende médiévale, flamboyante et fantastique… Oserez-vous la suivre et ainsi voyager hors du temps, entre lumière et obscurité ?

Je vais dire d’entrée ce qui m’a déplu, pire, ce qui a failli me provoquer de multiples crises cardiaques en fait : le massacre de la langue française. C’est une si belle langue, elle ne mérite pas d’être ainsi malmenée ! Les fautes étaient tellement énormes que j’avais l’impression qu’elles me brûlaient les yeux. La conjugaison, la grammaire, le vocabulaire, la syntaxe, tout y passe. Par exemple, fusse pour fût. Quand on ne sait pas conjuguer le subjonctif imparfait, on ne l’emploie pas. J’ai cru mourir aussi avec si pour s’y, et s’en pour sans. Ce ne sont que quelques exemples, à peine révélateurs… Il y avait des fautes à chaque page ou presque, et en si grand nombre sur une seule et même page ! Passons sur l’amateurisme de la maison d’édition qui a osé éditer le roman tel quel. J’ai du mal à considérer une personne qui écrit si mal français comme un auteur. Je me demande sérieusement sir le manuscrit a été relu par son auteure. Pour moi, quand on finit d’écrire un chapitre, on se relit. Avant de proposer à la lecture et a fortiori à l’édition, on fait une relecture complète et approfondie. Et si vraiment on a de grosses difficultés pour écrire correctement et qu’on n’a pas réussi à s’améliorer, on fait corriger par une personne de son entourage ou même on emploie un correcteur. Certaines phrases n’avaient tout simplement pas de sens. J’ai également noté plusieurs anachronismes, ce qui ne fait pas bon effet dans un roman censé se passer au XIIème siècle. Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis maniaque avec le français, et là c’est vraiment le pire livre édité que j’ai lu, de ce point de vue.

Parlons d’aspects différents du livre. Le format ne m’a pas plu, je ne le trouve pas agréable en mains, et la couverture me paraît très moche, mais ça hein, c’est les goûts et les couleurs. Par contre, la dédicace de Céline Guillaume faite pour Dawn est très belle. Sur l’histoire, je l’ai trouvé d’un ennui… Il ne se passe quasiment rien, et quand quelque chose arrive, c’était tellement prévisible que c’en était risible. L’héroïne ne m’a pas plu du tout, du début à la fin. Tous les personnages m’ont déplu en fait, à part peut-être la baronne qui était la seule à être vaguement intéressante, au moins elle fout les jetons, quoique l’explication à sa méchanceté est un peu facile. J’ai aussi remarqué des incohérences à plusieurs moments.

J’ai aussi eu beaucoup de mal avec la narration. La majorité du temps, nous sommes à la première personne, c’est Flore qui parle. Et pourtant, des phrases sont celles d’un narrateur omniscient. Il  y a vraiment confusion des points de vue qui rend le texte très fouillis. Il y a plein de jolis mots, de tournures de phrases poétiques qui ont fini par me faire penser à de la poudre jetée aux yeux pour masquer la platitude de l’histoire. Je n’ai pas ressenti l’ambiance du Moyen-Âge, très bien rendue dans d’autres romans que j’ai pu lire. Mais je peux reconnaître que le côté sombre est intéressant, notamment par rapport au Ballet des âmes.

Le tout fait que j’ai eu plus de mal que je ne saurais dire pour achever ce livre, que je déconseille complètement.

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