La Petite Fadette – George Sand

[Chronique de février 2013]

Dans le cadre du Choix du Chapelier Fou de février, le sort m’a désigné La Petite Fadette, roman de George Sand du baby challenge Classique. Je n’avais jamais lu cette auteure, et n’avais pas la moindre idée de ce dont parlait le roman. Je me suis lancée avec une certaine appréhension…

fadetteLe livre s’ouvre sur la naissance de deux « bessons », terme de patois qui désigne des jumeaux. Puis on voit Sylvin et et Landry grandir, devenir adolescents. Tout allait bien jusque là, mais avec les premières amitiés naissent les premières rancœurs…

J’ai lu le roman en numérique gratuitement puisque tombé dans le domaine public, la couverture ne sert donc que d’illustration. .Au début, je me suis ennuyée sévère. La petite Fadette n’apparaît qu’après le premier quart du livre, et je ne voyais pas où on voulait en venir. Quand elle arrive, il commence un peu à se passer des choses, mais dans l’ensemble le roman est très descriptif, et très lent. L’action se passe à la campagne, un peu en dehors du temps (il n’y a qu’à la fin qu’on a une indication temporelle), il y a peu de personnages. A part Landry, Sylvin et et la Fadette, aucun n’est vraiment fouillé. On est donc centré sur les relations de ces trois-là. Au début, la relation étudiée est celle des jumeaux. L’auteure insiste beaucoup sur la particularité de ce type de relation, sauf que je trouve que ce qu’elle présente n’est pas exclusif aux jumeaux. La jalousie maladive de Sylvin et existe chez des personnes qui n’ont pas de jumeau, j’en sais quelque chose ! L’auteure avait simplement envie de mettre des jumeaux dans son histoire, mais ça n’a pas de réelle importance, ils auraient pu être simplement frères, ou même juste amis.

La Fadette est plus intéressante, avec son histoire moins linéaire que les autres. Par contre, son caractère est trop imprégné de religion à mon goût. La présence de la religion est tout à fait justifiée, j’aurais plutôt tiqué s’il n’y en avait pas eu vu le contexte, mais sa foi se révèle tellement ardente sur la fin que ça en devient improbable (j’ai un passage très précis en tête, mais ce serait faire un mini-spoil, donc je ne précise pas).

L’histoire est sympathique, on se retrouve avec une mignonne histoire d’amour adolescente, mais néanmoins sérieuse et vraie. Il n’y a rien d’extraordinaire mais c’est assez plaisant. Sur l’écriture de George Sand, je n’ai pas trouvé que ça cassait des briques. Elle écrit comme toute personne un minimum cultivée au XIXème, elle n’a pas une plume comparable à Maupassant, Flaubert ou Hugo.

Je suis donc très mitigée, je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais, mais pas à ça.

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