Maeve Regan, tome 1 : Rage de dents – Marika Gallman

[Chronique de mai 2013]

Quand on s’intéresse un peu à la bit-lit et aux auteurs français (ou du moins francophones !), on ne passe pas longtemps sans tomber sur la saga Maeve Regan de Marika Gallman. J’en ai entendu parler pendant plusieurs mois, et puis lors de l’opération 300k des éditions Bragelonne, je n’ai pas résisté et j’ai acheté en ebook ses deux premiers tomes. Bien au chaud dans ma liseuse, ils auraient pu y croupir un moment si 1° je ne suivais pas la page de l’auteure et n’avais pas remarqué à quel point elle est sympathique et drôle et 2° les Imaginales n’arrivaient pas. C’était vraiment l’occasion de me lancer dans le tome 1, Rage de dents, et j’espère que ça ne dérangera pas que je demande une dédicace sachant que je ne possède pas la version papier du roman.

maeve-regan-t1Bref, de quoi ça cause ? Maeve a 21 ans et a été élevé par son grand-mère, Walter, depuis la mort de ses parents quand elle était bébé. Elle va à l’université avec ses deux meilleurs amis, Elliott et Brianne, ainsi que Tara, la petite amie d’Elliott que Maeve n’aime pas vraiment, et elle a un penchant certain pour l’alcool, les hommes et les crises de colère. Après une violente altercation avec un type qu’elle déteste et sa rencontre avec un sublime inconnu, ses nuits se peuplent de rêves étranges. Tout se complique encore davantage quand on essaie de l’enlever et qu’elle comprend que tout ce qu’elle croyait savoir sur sa vie n’est qu’un tissu de mensonges.

L’histoire est assez lente à se mettre en place. Vu le titre du livre, je me doutais bien qu’on allait avoir à faire avec des créatures à crocs, mais on commence par apprendre à connaître Maeve et son entourage, sa vie telle qu’elle la croyait avant que tout ne parte en cacahuète. J’ai vu plusieurs lectrices qui ont été dérangée par la vulgarité de l’héroïne, qui est aussi la narratrice. Personnellement, ça ne m’a pas dérangée du tout. Je suis moi-même parfois très vulgaire, et même si je n’irai jamais casser la gueule à quelqu’un (je me ferai mal toute seule avant de réussir à lui porter ne serait-ce qu’un coup), je connais les accès de rage qu’elle décrit, l’envie de tuer celui qui vous emm**** depuis des semaines/mois/années ou simplement le fait de détester une personne sans pouvoir s’en empêcher alors même qu’il n’y a aucune raison (je suis quelqu’un de très sympathique, n’est-ce pas ?). Etrangement, je me suis donc retrouvée en Maeve, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout. Et puis il faut l’avouer, sa vulgarité va de paire avec sa répartie et son humour, sans lesquels le livre perdrait beaucoup de sa capacité à nous divertir.

Car c’est bien cela Maeve Regan, c’est du pur divertissement. J’ai lu le livre en trois semaines je crois (il n’est pas tombé au bon moment, je suis un peu en panne lecture), ce qui fait que j’ai eu le temps d’oublier les péripéties et les informations de l’intrigue au fur et à mesure, et pourtant ça ne m’a pas dérangée. Je suivais ce qui arrivait à Maeve avec plaisir, me demandant ce qui allait arriver et comment elle allait s’en sortir. Le mythe du vampire est revisité de façon plus moderne, et si l’histoire n’est pas des plus originales ni des plus imprévisibles, Marika Gallman a su me surprendre avec certaines actions et m’a même touchée. Les chapitres ne sont pas trop longs, donnant un bon dynamisme à l’histoire, et très souvent les chapitres se finissent en petit cliffhanger, ce qui a bien évidemment le don de vous pousser à lire le suivant (j’ai lu le dernier quart du roman très rapidement).

Comme il s’agit d’un premier tome, on ne connaît vraiment bien que Maeve pour le moment. Néanmoins, les bases des autres personnages sont bien posées et je suis très curieuse de savoir comment les relations vont évoluer, surtout que la fin du tome laisse prévoir beaucoup de changements pour la suite !

Pour moi, c’est de la bonne bit-lit/urban fantasy, qui remplit son marché : de la baston, de l’humour, un peu de sexe (très peu tout de même), du fantastique, et surtout une lecture détente qui ne vous prendra pas le chou (sauf si vous ne parvenez pas à aimer Maeve, mais comme je vous le disais ça ne m’a pas posé de problème !).

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