Sweet and Deadly – Charlaine Harris

[Chronique de juillet 2013]

Ceux qui suivent un peu le blog ou me connaissent savent que j’aime beaucoup Charlaine Harris. Sans dire que ce qu’elle écrit est de la grande littérature, je trouve toujours beaucoup de plaisir à la lire. Ses romans sont divertissants et j’aime son style. Ses livres me permettent toujours de faire une lecture détente, et c’est bien pour ça que j’ai pris trois de ses romans avec moi pour cet été. J’ai commencé avec Si douce sera la mort, qui est son premier roman et un one-shot, ce qui me change un peu de ses séries.

si-douce-sera-la-mortIci, on est dans un petit roman policier sans aucune touche de fantastique. Le pitch est le suivant : Catherine Linton a 23 ans. Ses parents sont morts depuis six mois dans un accident de voiture, ce dont elle a du mal à se remettre. Un matin de week-end, elle se rend sur les terres qu’elle a héritées de son père pour s’entraîner au tir. Dans une masure à moitié effondrée, elle découvre le cadavre d’une femme : l’infirmière qui travaillait pour son père, médecin de la ville. Catherine devient alors l’objet d’une attention dont elle se passerait bien, surtout que certains soupçons renaissent en elle : et si, comme cette femme assassinée, ses parents n’étaient pas morts par accident ?

L’histoire se déroule dans l’État du Mississipi, sous la chaleur moite et étouffante de l’été, dans une bourgade des années 1980 où chacun est extrêmement attaché à sa réputation et où la population noire est encore très à l’écart. Tout cela donne une ambiance particulière, et j’ai justement fini le roman quand les températures ont grimpé ce week-end. On se sent facilement oppressé et gagné par le doute, comme Catherine, qui craint de plus en plus ce meurtrier qui se trouve forcément dans Lowfield, la ville qu’elle a toujours connue. Ce roman suit donc cette jeune femme perdue depuis le décès des deux êtres qui lui étaient les plus chers, puis qui se ressaisit, se secoue et se trouve rapidement un unique objectif.

Comme toujours dans ses romans, Charlaine Harris alterne sans cesse entre le quotidien de son héroïne et du lieu où elle vit avec les pensées de celle-ci, qui conduisent le lecteur jusqu’au dénouement. Une différence par rapport aux autres romans que j’ai lus d’elle jusqu’à présent : la narration se fait à la troisième personne. On a néanmoins accès aux réflexions de Catherine, à ses doutes et ses peurs. Cette prise de distance était agréable et changeait de d’habitude. On retrouve néanmoins une héroïne un peu « habituelle » : jeune, pas parfaite physiquement mais plutôt jolie, débrouillarde malgré ses problèmes et qui se montre forte quand il le faut. Catherine est beaucoup moins énervante que Sookie, très terre-à-terre contrairement à Harper. Elle ressemble davantage à Lily, l’expérience en moins.

J’ai bien aimé l’intrigue policière, qu’on suit à la place de Catherine, qui ne décide pas véritablement d’enquêter, mais qui ne peut s’empêcher de cogiter – et d’assister aux réflexions et secrets d’autres personnes – et de vouloir comprendre, au plus vite. Le fait qu’elle soit assez isolée socialement la met véritablement dans une position difficile, peu de gens semblent tout d’abord enclins à la croire innocente. Mais la découverte macabre qu’elle fait la pousse finalement à bouleverser ses habitudes d’ermite, sûrement pour le meilleur. L’histoire était bien ficelée, mon seul vrai regret étant, comme souvent, la rapidité avec laquelle elle se termine. Je ne sais pas si ce roman peut plaire beaucoup à des fans de polars, car on n’y trouve pas de réelle investigation. Cependant le dénouement m’a semblé tout à fait réaliste et bien pensé, et se concentre surtout sur les folies auxquelles en vent l’homme qui se sent menacé.

J’ai encore passé un bon moment avec Charlaine Harris, et je suis contente de savoir que j’ai deux autres de ses romans à portée de main : Lily Bard tome 2, et Aurora Teagarden tome 1.

Les lampadaires s’étaient allumés. Catherine émergea de son jardin pour se retrouver sur le trottoir silencieux et se dirigea vers la lumière qui se déversait au coin de la rue. Elle traversa, sans même se donner la peine de vérifier si le chemin était libre. À Lowfield, tout était calme à cette heure.

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