Pride and Prejudice Chronicles, book 1: Georgiana Darcy’s Diary – Anna Elliott

[Chronique d’octobre 2013]

J’ai choisi de lire Georgiana Darcy’s Diary, d’Anna Elliott. Il est disponible gratuitement sur Amazon. Ça fait un moment qu’il était sur ma liseuse, j’avais envie de lire une austenerie, quelque chose d’agréable et qui me distrairait de quelques sombres pensées.

georgianaMais de quoi ça parle ? Nous sommes un an après le mariage de Darcy et d’Elizabeth. L’été approche, et les Darcy ont des invités à Pemberley, Lady Catherine de Bourgh et sa fille Anne, mais aussi plusieurs amis gentlemen et… célibataires. La tante de Georgiana aimerait beaucoup que celle-ci se fiance avec l’un des hommes qu’elle aura choisi pour elle, mais le cœur de la jeune fille est pris depuis longtemps.

A partir du moment où j’ai décidé de lire ce roman, j’ai regardé un peu ce qu’en disait la blogosphère. Aïe… les critiques étaient unanimement assassines. J’ai donc commencé ma lecture en essayant de garder l’esprit ouvert et en me répétant que ça ne pouvait pas être pire que les livres d’Elizabeth Aston. Et en effet, c’est bien plus agréable ! Je ne dirai pas que c’est un chef-d’œuvre ou le meilleur sequel de Pride & Prejudice qui soit, mais j’ai réellement passé un bon moment.

Le roman est écrit comme un journal comme beaucoup en tenaient au XIXème siècle. Nous avons donc accès directement aux pensées de Georgiana et à sa vision des choses. Globalement c’était bien fait, il y a même des petits croquis de temps à autre, j’ai trouvé ça très sympa. L’écriture m’a semblé correspondre à peu près à la façon dont une jeune femme qui écrit pour elle (et éventuellement pour des lointains descendants qui retrouveraient un jour son journal dans un recoin poussiéreux !) et qui a une certaine éducation, même si le style est loin d’avoir l’élégance des auteurs de ce siècle. Mon dictionnaire m’a indiqué une ou deux fois que le mot employé (et que je ne connaissais pas puisque je consultais le dico) était plus américain que britannique, c’est dommage.

Concernant les personnages, j’ai trouvé que Georgiana était bien telle qu’elle me paraissait dans le livre. Au départ d’une nature très effacée, elle se secoue, se tance pour mettre de côté sa timidité qui la paralyse parfois. J’ai beaucoup aimé la façon dont Anna Elliott explique ce qu’il s’est passé avec Wickham, du point de vue de l’intéressée. J’ai également apprécié de retrouver Elizabeth, toujours aussi taquine et respirant la joie de vivre. Les développements autour d’Anne de Bourgh étaient aussi très intéressants, et j’étais contente de la façon dont les choses ont tourné de ce côté-là. Sa mère est fidèle à elle-même, quoique, je suis un peu dubitative sur un choix qu’elle fait. Le comportement de Caroline Bingley m’a étonnée, mais les justifications apportées par l’auteure me convainquent. Il est en revanche dommage qu’Anna Elliott ait choisi d’écarter Bingley et Jane, même si l’explication à leur absence est tout à fait plausible. Le Colonel Fitzwilliam – Edward de son petit nom – est un personnage sympathique, mais je ne saurais pas dire s’il est fidèle à ce qu’a écrit Jane Austen, mes souvenirs du roman sont trop flous (la relecture s’impose, je sais…). Les nouveaux personnages sont assez nombreux, je ne retiendrai que Mr Carter, un homme d’Eglise très sympathique et qui n’a rien à voir avec Mr Collins, et Mr Folliett, un gentleman très gentil et tout et tout mais quelque peu surprenant… En revanche, je regrette vraiment qu’on ne voit pas plus Darcy et certains autres personnages, pourtant mentionnés.

LogolectureanglaisPendant la première moitié du roman, je n’avais vraiment aucune critique à faire, tout se passait très bien. J’avoue que dans la seconde partie, plusieurs choses m’ont chiffonnée. Certains passent à peu près, d’autres sont malheureusement trop improbables dans le contexte historique, et surtout, on s’éloigne beaucoup de ce que pouvait écrire Jane Austen. C’est d’autant plus dommage que des scènes auraient pu être écrites différemment sans changer le point final de l’histoire, et certaines explications pouvaient être bien plus « convenables » ! Tout cela n’empêche pas que j’ai bien aimé cette lecture et que la fin m’a fait pousser des soupirs romantiques. Je n’étais pas particulièrement emballée par l’amoureux choisi pour Georgiana, mais à ce sujet l’auteure a su me convaincre.

Ce n’est pas la meilleure austenerie que j’ai lue, mais elle a ses mérites, et en premier lieu celui d’être très divertissante. Ça se lit très bien et très vite en anglais (pas de version française pour le moment). Ce livre est le premier tome des Pride and Prejudice Chronicles, et le pitch du tome 2, intitulé Pemberley to Waterloo, me tente nettement moins, je sens que ça va vraiment partir en cacahuète. Je le lirai quand même, ne serait-ce que parce que le tome 3 s’appelle Kitty Bennet’s Diary et que je ne peux pas lire le 3 sans avoir lu le 2.

Challenge Austenien

ChallengeXIXeme2

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