L’Aube de la Guerrière – Vanessa Terral

[Chronique de juillet 2014]

L’Aube de la Guerrière est un roman qui traînait dans ma PAL depuis plus d’un an et demi. Je l’ai acheté au Val Joly’Maginaire en 2012, avec une magnifique dédicace de l’auteure, Vanessa Terral. J’ai mis le temps mais ça y est, il est lu, et le ressenti est positif !

laubeSolange est morte depuis trois semaines. Après le Purgatoire, elle a été assignée n tant qu’ange guerrier à la tâche ingrate mais essentielle de liquider les Larves venues de la Fosse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression de se faire entuber par le Saint-Office, voire qu’il essaie carrément de se débarrasser d’elle ? Le début de la réponse à cette question réside peut-être dans sa rencontre avec deux démons, Terrence et Aghilas.

Dès le début, on est embarqué dans l’histoire auprès de Solange, héroïne et narratrice, par de l’action, des interrogations, la découverte de l’univers après la mort et une écriture franchement dynamique. Dans l’ensemble c’est plutôt bien construit et cohérent, avec peut-être un petit bémol quant aux explications sur ce « nouveau » monde. L’auteure a choisi de faire plonger le lecteur tête la première, sans expliquer clairement à un moment les règles qui régissent cet univers. Au lecteur donc d’être attentif aux phrases de-ci de-là qui donnent des morceaux du puzzle. Même en étant attentif (ce que je suis généralement quand je lis), il peut être difficile de s’y retrouver dans le mélanger, malgré tout fort intéressant, entre les cultures et mythologies judéo-chrétienne, scandinave et celtique. Par exemple, je ne suis pas certaine d’avoir compris toutes les explications sur les moissons-des-Æsir. Bref, un peu dur dur pour les néophytes comme moi de s’y retrouver.

Sur l’intrigue en elle-même, j’étais un peu inquiète au début. J’avais peur que le livre prenne une direction axée sur le Bien/le Mal mais je n’aurais pas dû, car ça ne ressemble pas du tout à l’auteure, qui nous offre une histoire plus profonde sur l’acceptation de soi et des autres, de nos erreurs et nos limites et les leurs. Je pense qu’on peut dire aussi que c’est un roman assez féministe. Les personnages masculins et féminins sont à peu près équilibrés en nombre et les déesses, très présentes, sont à la fois guerrières, protectrices et sages.

dscn4525J’ai bien aimé l’héroïne mais un peu plus de développements m’auraient permis de vraiment m’attacher à elle. Le livre est quand même très court, mais j’apprécie que ce soit un one-shot, et pas le premier tome d’une saga à X volumes, même si une suite est permise avec le dernier chapitre. Je pense que mon perso préféré est Bel. Ayant lu la nouvelle L’étincelle en moi qui la présente ainsi qu’Helena, j’avais hâte de les retrouver toutes les deux ! J’ai également beaucoup aimé Sabína, son humour m’a plu. Évidemment, si on met de côté les personnages fictifs, c’est Aurore que j’ai préférée, parce que je la connais et que je l’adore en vrai ! (Dawn a en effet gagné un concours qui lui a permis d’être transformée en personnage de L’Aube de la Guerrière !) C’était très drôle de lire ses répliques et d’entendre sa voix dans ma tête, de voir son image dans mon esprit et de l’imaginer utiliser son Don ! Les deux hommes principaux de l’histoire m’ont moins convaincue que les personnages féminins, tant par leur background que dans le temps où on les voit. J’imagine qu’ils ne sont simplement pas mon genre !

Quant à l’écriture, comme je le disais elle est très entraînante et assez imagée, ce qui apporte souvent beaucoup d’humour ! J’ai ri plus d’une fois. Comme pour d’autres auteurs français, je trouve que le pari de la « bit-lit à la française » (ou alors de « l’urban fantasy à la française » si vous êtes puriste) est bien réussi, surtout qu’ici l’action se situe soit sur d’autres « plans », soit dans notre monde, en France, à Laon plus précisément. C’est sympa de mettre en avant cette ville, souvent oubliée ou méprisée, à tort comme vous pourrez le découvrir dans le livre. Pendant des années, j’ai vécu pas très loin mais je n’y suis jamais allée. C’est en tout cas la deuxième fois cette année que je la « croise » vu que c’est aussi le lieu où se déroule la majorité de l’histoire de 14-14.

Je l’aidai à déployer et à déposer un grand carré de tissu épais dans ma baignoire ancestrale, histoire que j’évite de me planter assez d’échardes dans les fesses pour faire figure de sextoy pour hérisson.

En résumé, L’Aube de la Guerrière est un one-shot sympathique dans un univers hybride et intéressant qui assure un bon moment de lecture. J’ai bien envie de découvrir d’autres de ses textes, heureusement que j’en ai acheté certains lors de promotions !

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