The Host – Stephenie Meyer

[Chronique de décembre 2013]

Le premier mois de mon stage, j’ai occupé mais deux-trois heures de voiture quotidiennes en écoutant le livre audio des Âmes vagabondes, lu par Isabelle Miller. J’ai lu le roman il y a plus de deux ans pour ma première réunion du club de lecture de Lille, avant de commencer ce blog. Je me souvenais de la trame principale mais guère plus, et le film avait achevé d’embrouiller mes souvenirs. Voilà pourquoi j’ai voulu redécouvrir cette histoire par le biais du livre audio.

L’histoire est la suivante : nous sommes sur Terre, mais la planète n’appartient plus aux hommes. Les Âmes ont envahi pacifiquement la planète, vivant dans les hôtes humains. Vagabonde est une Âme ayant vécu sur de nombreuses planètes (et donc dans de nombreux hôtes différents). A son arrivée sur Terre, elle est implantée dans le corps d’une jeune rebelle, une humaine qui a refusé de se soumettre et a tenté de se tuer pour protéger les secrets que sa mémoire abritait. Mais contrairement aux autres hôtes humains, Mélanie n’est pas docile, elle ne « disparaît » pas de son corps. Une étrange cohabitation s’instaure alors, deux êtres dans un même corps, et les émotions et sentiments de l’une et de l’autre sont difficilement extricables.

les-ames-vagabondesLe genre de cette histoire se situe à la frontière de la science-fiction et du fantastique et comporte une forte dose de romance. L’écriture de Stephenie Meyer (ou du moins la traduction) rappelle le style de sa série Twilight. Sans complication, mais des tournures de phrases parfois assez alambiquées et étranges, et qui sonnent mal à l’oral, j’ai froncé quelquefois les sourcils dans ma voiture. Je me souviens que dans le roman, les interactions entre Mél et Gaby sont bien faites. La lecture ne fait pas toujours bien ressortir ça, car la lectrice n’est pas très bonne à mon avis pour faire différentes voix. Je n’en reconnaissais aucune à part Jeb et Jamie, heureusement que les personnages ont un caractère et une façon de parler bien à eux parce que sinon on s’y perdrait. Sur ce point, Isabelle Miller ne fait pas bien ressortir l’intérêt du texte.

Je me suis ennuyée pendant tout le début, jusqu’à ce que Jamie apparaisse. L’intrigue est beaucoup trop lente. Il y a pourtant des choses intéressantes qui auraient pu être développées à la place de choses inintéressantes qui auraient pu être zappées, ou largement réduites. Je trouve que la réflexion de Gaby lorsqu’elle observe un couple et un enfant très intéressante par exemple, pareil pour la relation Soleil/Kyle. Le « carré amoureux » au lieu du triangle amoureux est original, et ses causes sont plausibles, pour ma part j’y crois. Par contre, la résolution de tout le problème est vraiment très évidente ! On se demande vraiment pourquoi Mél et Gaby n’y avaient pas pensé plus tôt.

Concernant les personnages, j’aime beaucoup Jeb, pour son humour et son humanité, la façon dont il roule tout le monde. Jamie est attendrissant aussi (même si la voix de fausset pour le faire parler est rapidement irritante…), ce jeune garçon donne des leçons à tous les adultes en se montrant tolérant et heureux. J’avoue que j’aime beaucoup Ian. Au début, il nous est antipathique évidemment, mais il ne tarde pas à se rendre compte de ses erreurs et à évoluer. Dans leur relation, c’est plutôt Gaby qui m’a énervée ! Sans le vouloir, elle lui en fait baver le pauvre… En tout cas il a vraiment bon cœur et une sacrée patience. Jared me plaît beaucoup moins. Il est vraiment borné, dans les deux sens du terme : il est têtu et il refuse pendant longtemps d’enlever ses œillères. Mélanie n’est pas du tout le personnage que je préfère. Elle aussi est pleine de préjugés et se « comporte » souvent comme une idiote. Ça va mieux à la fin mais je ne l’apprécie toujours pas particulièrement. Je n’ai pas du tout aimé, évidemment, la traqueuse mais aussi Maggie et Sharon. Doc est sympathique mais il n’est pas très fouillé en tant que personnage. Il est seulement utile dans l’histoire. Un personnage auquel je n’ai pas « cru », c’est Kyle. Son évolution ne me convainc pas du tout et participe à rendre ce livre un peu trop guimauve. J’aime bien Walter par contre, et certains passages avec lui m’ont beaucoup émue.

En conclusion, c’est une histoire divertissante mais qui souffre de défauts qui seront vraiment rédhibitoires pour certains lecteurs (notamment ceux de sexe masculin, faut pas se voiler la face, mais aussi pour les lectrices qui veulent plus que du gentillet). Je pense que cette « relecture audio » sera mon unique relecture de ce roman. Je n’ai pas trouvé que c’était un très bon livre audio, mon expérience avec Harry Potter (lu par Bernard Gireaudau). Par contre, je vais bientôt revoir le film et on verra ce que je pense en ayant le roman bien en tête. Ça sera aussi l’occasion d’en faire la critique parce que je l’avais zappée quand j’étais allée voir le film au cinéma.

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