Joséphine, l’obsession de Napoléon – Gerald Messadié

[Chronique de janvier 2014]

josephine Il se trouve que j’ai un livre dans ma bibliothèque depuis plusieurs années intitulé Marie-Louise, l’impératrice oubliée de Geneviève Chastenet, et qui parle de la seconde épouse de Napoléon Bonaparte. Voulant connaître les choses dans l’ordre, j’ai d’abord emprunté un roman sur Joséphine de Beauharnais, première femme de l’Empereur, pour pouvoir lire ensuite celui que j’ai dans ma PAL. Pourquoi ai-je voulu lire ça ? Vous savez peut-être que j’aime beaucoup les biographies. Je trouve que c’est une excellente manière d’aborder l’Histoire, bien moins rébarbative que les ouvrages savants sur telle guerre ou telle période. Et comme je connais très mal la période de la Révolution française (très embrouillée dans ma tête) et encore plus mal l’Empire, je me suis dit qu’avec Joséphine et Marie-Louise, j’aurais de quoi faire.

Le livre s’ouvre en fait sur le divorce de Napoléon et Joséphine en 1809. Nous suivons cette dernière, qui se remet à penser à sa Martinique natale, et l’auteur commence l’exposé de sa vie.

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Portrait de Napoléon Bonaparte en premier consul, Jean Auguste Dominique Ingres, 1804

Joséphine, l’obsession de Napoléon n’est pas vraiment un roman ni un livre d’histoire, il est à mi-chemin entre les deux. On est loin de la rigueur historique avec Gerald Messadié mais le style d’écriture ne fait pas vraiment roman non plus. Ça se lit très facilement et rend ce livre très abordable. J’ai appris beaucoup de choses sur la période et ces personnages historiques que sont Napoléon et Joséphine, ainsi que sur leur couple, qui est presque une entité à lui seul tellement il a compté dans leurs vies et dans l’Histoire. Cependant, le livre manque beaucoup de développements je trouve. Très souvent, je lisais un passage en me disant que c’était très intéressant et pouf ! on passe à autre chose, ce qui m’a pas mal frustrée.

Joséphine m’a plutôt été sympathique, j’ai pu par moments la comprendre, mais à cause du manque de détails, elle m’est restée assez mystérieuse. En revanche, je n’ai pas du tout aimé Napoléon. C’est la première fois que je le vois « de près », et vraiment il ne m’a pas plu du tout, même si je comprends parfaitement la fascination qu’il a pu susciter et suscite encore (enfin, sauf la fascination de Victor Hugo à son égard, qui me paraît aberrante vu les différences fondamentales qui existent entre les deux hommes !). En tout cas, leur relation était très spéciale, et ce n’est rien de le dire. De ce que j’ai retenu, ils étaient incapables de sortir l’autre de leur vie, et s’aiment vraiment, tout en passant leur temps à s’enguirlander, à compter l’un sur l’autre et à se détester.

Dans les choses un peu étranges que j’ai retenues, il y a que Napoléon, en jaloux très excessif, « renommait » ses amantes afin d’oublier qu’elles ont pu appartenir à d’autres hommes auparavant. Ainsi, la première femme qu’il a courtisée s’appelait Bernardine Eugénie Clary, mais il l’a fait appeler « Désirée », et elle a gardé ce nom même lorsqu’elle a épousé un autre homme. Elle qu’on connait sous le nom de Joséphine de Beauharnais s’appelait en fait Marie-Josèphe Rose Tascher de la Pagerie. Lorsqu’elle épousa Alexandre de Beauharnais, on l’appelait Rose de Beauharnais, mais Napoléon a décidé que ce serait Joséphine. Autre anecdote : la fleur hortensia porte ce nom en l’honneur de la fille de Joséphine, Hortense de Beauharnais.

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Le Divorce de l’Impératrice Joséphine, Henri-Frederic Schopin, 1843

Globalement, j’ai apprécié cette lecture, mais je ne suis pas déçue de ne pas l’avoir dans ma bibliothèque, ce qui aurait été le cas si ma lecture avait été excellente. Néanmoins, elle m’a donné envie d’approfondir mes lectures dans cette direction. Je compte lire Marie-Louise bientôt, mais j’ai également acheté une biographie de Joséphine par Françoise Wagnere et je regarde d’un œil plus intéressé l’énorme biographie d’André Castelot sur Napoléon Bonaparte qui se trouve dans ma bibliothèque. Et aussi, j’ai été très intriguée par Hortense, qui m’a l’air d’être le genre de femme qui va me plaire. Affaire à suivre…

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