Saisons Païennes, Imbolc : L’étincelle en moi – Vanessa Terral

[Chronique de février 2014]

Voici le premier billet dans le cadre de la LC autour de l’anthologie publiée par les Editions du Chat noir des Enfants de Walpurgis Saisons païennes, organisée par Dawn. Ce premier février, nous fêtons Imbolc.

J’étais très contente de voir que la première nouvelle du recueil, qui est consacrée à Imbolc donc, et intitulée L’étincelle en moi, était écrite par Vanessa Terral. Je connais cette auteure depuis plus d’un an. Je l’ai rencontrée au Val Joly’Maginaire en novembre 2012, où je lui ai acheté son premier roman L’Aube de la Guerrière. Comme ma PAL est bien fournie et que j’ai trop de bonnes choses à lire, je n’ai pas encore eu l’occasion de m’y plonger. Plus d’un an après, je ne connaissais donc toujours pas les textes de Vanessa Terral ! Enfin, grâce à Dawn, j’ai pu la découvrir.

Dans L’étincelle en moi, nous suivons Helena à travers les décennies. Elle fuit des ennemis dont elle ne sait presque rien et qui sont eux-mêmes opposés, et qui la poursuivent pour ce qu’elle est, mais elle fuit également une part d’elle-même. Sa course la mène à travers l’Europe, mais la ramène toujours à ce même rêve froid, fait d’eau, de glace et de neige.

La nouvelle fait une vingtaine de pages, suffisamment longue pour s’intéresser à l’intrigue et titiller notre curiosité. L’univers fantastique qui côtoie le nôtre est à peine brossé, juste ce qu’il faut pour nous donner envie d’en savoir plus. Helena est tellement obsédée par sa double-fuite qu’elle se résume à elle – sauf à la fin bien sûr, où on pressent qu’elle s’ouvre et qu’une nouvelle vie commence pour elle. Surtout qu’après la fin de la nouvelle, un petit paragraphe nous précise  que les événements de L’étincelle en moi se passent quelques mois avant ceux de L’Aube de la Guerrière. J’espère donc retrouver Helena dans ce roman, et voir où elle en est, ainsi que la mystérieuse alliée qui intervient à la fin.

J’ai aimé la plume de Vanessa Terral, qui nous évoque de belles choses sans être alambiquée, et j’ai particulièrement apprécié la technique de la répétition chaque fois qu’Helena bascule dans son rêve : « La neige couvrait tout. » Le lien avec Imbolc ne m’a pas paru évident au début car j’ai préféré lire la nouvelle sans avoir fait de recherches sur cette fête, mais j’avais ma petite idée à partir de l’espèce de rituel auquel s’adonne Helena à la fin. Maintenant que j’ai lu quelques articles sur Internet à propos d’Imbolc, je vois que l’auteure a très bien mené son affaire, tout colle très bien. A présent il faut absolument que je lise L’Aube de la Guerrière !

https://i1.wp.com/sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Imbolc.jpgA présent, je vous livre le fruit de mes recherches sur la fête païenne Imbolc.

Imbolc ou Imbolg (pronouncé i-molk or i-molg en gaélique), aussi appelé le jour de la Saint Brighid en celtique, est une fête gaélique marquant le début du printemps. Elle est généralement fêtée le 31 janvier ou le 1er février, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny (grande table de bronze du IIe siècle, trouvée à Coligny dans l’Ain, dont les inscriptions constituent un calendrier en langue gauloise et le plus long document sur cette langue qui nous soit parvenu), à mi-chemin entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps. C’est l’une des quatre fêtes des saisons, avec Beltane, Lughnasadh et Samhain. On la fête surtout en Irlande, en Ecosse et sur l’île de Man (normal, ce sont les terres du gaélique ! Ça m’étonne que la Bretagne ne soit pas mentionnée de ce fait).

Imbolc est mentionné très tôt dans la littérature irlandaise et est associé avec des évènements importants dans la mythologie. Il a été suggéré que c’était au départ une fête païenne associée à la déesse Brighid et qu’elle a ensuite été christianisée en la fête de Sainte Brigitte, qu’on pense être elle-même une christianisation de la déesse. Ce jour-là, on faisait des croix de Brighid et une poupée la figurant était promenée de maison en maison. On disait que la déesse visitait la maison de quelqu’un à Imbolc, alors les gens laissaient pour elle à boire et à manger et des vêtements étaient laissés dehors pour qu’elle les bénisse. Brighid était aussi invoquée pour protéger les stocks de vivres. On visitait les sources ou les puits sacrés pour la divination. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles.

Un peu d’étymologie : le terme irlandais “imbolc” derive du vieil irlandais “I mbolg” qui signifie “dans le ventre”. C’est une référence à la gestation des brebis. Un dictionnaire medieval parle du terme “oimelc” pour dire “lait de brebis”. Un autre sens du mot serait “lustration”, il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver.

Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. Un rapprochement peut aussi être fait avec la fête romaine des Lupercales, qui avait lieu à la fin de l’hiver.

En France, une survivance de cette fête christianisée serait la Chandeleur, la fête de la purification de la Vierge.

J’ai trouvé tout ça sur Wikipédia. Si vous souhaitez d’autres détails, je vous conseille l’article du Wikipédia anglais sur le sujet, bien plus complet que le français.

Imbolc est lié à Brigid, la déesse mère. Elle règne sur les arts (déesse de la connaissance), le feu (déesse de la forge), la médecine  et la magie (déesse de la guérison et de la fertilité). C’est la patronne des druides, des sages-femmes et des forgerons. Elle est associée dans le christianisme à Sainte Brigitte, la jeune fille qui a aidé la vierge Marie à enfanter. Imbolc est un période de lustration, de purification, de renaissance.

Elle nous invite à faire le grand ménage dans la maison, la garde-robe et aussi pourquoi pas dans notre vie. Trier, nettoyer, ranger et faire le point pour ne retenir que l’essentiel et repartir fin prête pour une nouvelle année. Imbolc est aussi le moment de lancer de nouveaux projets au sens propre (planter des graines dans le jardin) ou au sens figuré (vous lancer un nouveau défi, vous initier à une nouvelle discipline).

Que faire pour fêter Imbolc ?

Allumer des petites bougies blanches aux fenêtres à la tombée de la nuit, pour symboliser la lumière qui revient, les jours qui rallongent

Faire une croix de Brigid pour protéger la maison et ses habitants

Préparer des gâteaux (gâteaux de la lune d’Imbolc ou biscuits d’Imbolc)

Boire du lait avec du miel

Voici le site de la dame où j’ai trouvé ces info. Sur cette page, vous trouverez les liens pour confectionner une croix de Brigid et les recettes des gâteaux ! Personnellement, je tenterai bien celle des biscuits. Amandes et miel, miam…

Est-ce que vous connaissiez cette fête et ses coutumes ? Personnellement, c’est une découverte complète ! Dawn a vraiment eu une idée géniale avec cette LC.  Rendez-vous le 21 mars pour Ostara, que je ne connais pas du tout non plus !

lcsaisonspaiennes

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