Mind of Winter – Laura Kasischke

Pour le Cold Winter Challenge, je n’ai pu m’empêcher de choisir Esprit d’hiver, arrivé dans ma PÀL il y a peu, car j’aime beaucoup ce que fait Laura Kasischke en général et que ça faisait un moment que je n’avais pas lu l’un de ses romans.

esprit-dhiverLe matin de Noël, Holly se réveille avec une angoisse inexplicable. Elle vérifie que sa fille Tatiana dort paisiblement dans sa chambre puis retourne se coucher, toujours inquiète. Un peu plus tard, son mari se réveille à son tour, il est en retard pour aller chercher ses parents à l’aéroport et part en vitesse. Holly se lève, essaie de préparer le repas de Noël, mais reste tourmentée. La neige qui tombe dehors se transforme en blizzard, sa fille se montre désagréable, Holly ne sait plus quoi faire. Elle repense à sa si jolie petite fille, lorsqu’ils sont allés l’adopter en Sibérie.

Dès le début, je me suis sentie dans un étau à la lecture de ce roman, avec cette phrase lancinante qui revient sans cesse dans les premières pages.

Quelque chose les avait suivis de la Russie jusque chez eux.

Mais quoi ? Comme toujours, l’écrivaine sème le doute dans l’esprit du lecteur, explore toutes les pistes et dépeint sans concession une famille américaine lambda vue de l’extérieur. Sa façon d’analyser la psychologie des personnages est toujours aussi fascinante, malsaine presque. On a envie de détourner le regard. Pourtant, elle ne fait qu’exposer une réalité. Les relations familiales sont à nouveau au cœur de ce roman (comme dans Un oiseau blanc dans le blizzard), avec une thématique spécifique : l’adoption.

On ne voit vraiment que deux personnages : Holly et Tatiana. Les autres ne sont présentés ou n’interviennent qu’indirectement, par téléphone ou dans les souvenirs d’Holly. Hormis ces réminiscences auxquelles Holly s’adonne, et qui sortent le lecteur de la maison, cette histoire est un huis clos. Je l’ai ressentie comme une spirale, ou des cercles concentriques. On part de loin vers l’extérieur et par des cercles de plus en plus rapprochés, on se rapproche du dénouement, mais les éléments du début sont bien sûr liés à ceux de la fin. Cela donne aussi une impression de murs qui se referment sur Holly et sur le lecteur qui a accès à ses pensées via la narration omnisciente.

C’est une lecture très rapide, le style est facile, presque oral, et si on accroche aux premières pages – comme cela a été mon cas –, le roman se dévore.

En bref, ce fut encore une bonne lecture. Laura Kasischke devient une référence pour ce type de romans. Je n’en ferai pas mes lectures quotidiennes (ce n’est pas fort joyeux), mais un de temps à autres c’est vraiment bien.

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15 réflexions sur “Mind of Winter – Laura Kasischke

  1. Je l’ai lu je sais plus quand mais c’est la fin qui m’a marqué, je ne m’y attendais pas du tout, tout au long de ma lecture et comme tu le dis si bien j’étais prise dans un étau sans pouvoir critiquer ou penser objectivement, d’essayer de deviner. Mais je n’ai pas trop accroché au style TT

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