Visites à Paris – 5ème Salon du Livre Jeunesse d’Évreux (octobre 2014)

[Article d’octobre 2014]

Voici venir un trèèèèèès long article qui vous dévoilera TOUT (ou presque) de mon week-end dernier. Pour fêter nos 5 ans (et oui déjà ! Ah la la, comme le temps passe…), on s’est dit qu’on allait refaire un tour au Musée d’Orsay. Je n’y étais allée qu’une fois, et on avait eu le temps de faire seulement l’expo temporaire Crime et châtiment (qui était très bien d’ailleurs). Cette fois, je voulais visiter le musée juste pour lui, mais j’avais quand même en tête de voir une section en particulier.

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Comme on peut le voir, on a vraiment bien choisi notre week-end vu qu’il a fait super beau et chaud, c’était super agréable e se balader (en dehors de l’odeur de Paris bien sûr).

Je trouve cette horloge et l’allée centrale du musée vraiment jolies ; ça donne tout de suite envie de se balader au hasard dans tous les coins. Mais puisqu’il y avait une expo sur Sade, je me suis dit, autant en profiter, et on a donc commencé par là.

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Que dire de cette expo… Déjà, si vous êtes facilement perturbé(e)s, évitez Sade. Il a une philosophie très intéressante mais il en fait une application très particulière. Sans être prude ni chrétienne ni d’aucune religion d’ailleurs, il y a certains de ces actes et de ces propos qui choquent. Au fond, ce qui me dérange chez lui, c’est son égoïsme absolu, si poussé qu’il revient à une négation de l’autre, et donc de l’être humain. Néanmoins, certaines de ses idées sont brillantes et sont toujours valables. C’est un libertin au sens le plus pur, c’est-à-dire qu’il prône la liberté sous toutes ses formes (en oubliant un peu que pour bien vivre en société, il faut que la nôtre cesse là où commence celle d’autrui). Décrié en son temps, il a pourtant grandement influencé les siècles qui ont suivi, et j’ai été étonnée de voir le nombre d’artistes qu’on peut relier à sa pensée, qui se sont inspirés, plus ou moins consciemment, de son héritage.

Les œuvres présentées montraient différentes choses : la violence, le désir, le dérangeant, … Voici quelques œuvres qui m’ont marquée plus que les autres, mais je reste volontiers loin de tout ce qui est trash (oui, il y a des choses qui vont vraiment très loin, d’ailleurs des lycéennes qui voulaient se faire peur ou je ne sais quoi sont passées en courant, en criant à moitié).

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Judith, par Valentin de Boulogne, vers 1625 Ce tableau m’a arrêtée. Je le trouve saisissant. Faut que je me renseigne sur cette Judith, je n’y connais rien.
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Rêve du 21 décembre, par Valentine Hugo, 1929 Rien à voir avec mon cher Victor, mais je suis étonnée de la réussite de ce dessin, qui parvient à montrer toute la complexité de la « structure » d’un rêve et toute l’horreur que les songes peuvent contenir.
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Médée furieuse, par Eugène Delacroix La larme de l’enfant dont on voit le visage m’a touchée. Le regard de Médée, dans l’ombre, donne la chair de poule… Le tableau est assez grand en plus.
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Le Sommeil, par Gustave Courbet, 1866 L’un des derniers tableaux de l’exposition, que je trouve étonnamment doux par rapport aux autres exposés. Mais bien sûr, deux femmes, c’était choquant (j’aimerais dire que ça ne l’est plus aujourd’hui, mais il y a des gens qui ont oublié de passer au XXième siècle).

Il y avait aussi des citations un peu partout, de Sade et d’autres penseurs qu’il a inspirés. Par exemple :

Voir souffrir fait du bien, faire souffrir plus de bien encore – c’est une dure vérité, mais une vieille, puissante, capitale vérité humaine – trop humaine.
Nietzsche, La généalogie de la morale

La volupté mène à la férocité.
Balzac

La mort d’une belle femme est incontestablement le plus poétique sujet du monde.
Edgar Allan Poe

Ensuite, on a voulu faire la section consacrée à Courbet, que je ne connais pas du tout, mais c’était fermé… Comme nous étions un peu secoués, nous nous sommes naturellement dirigés vers une section pleine de paysages apaisants. On aime tous les deux ce genre de peinture, donc on s’est fait plaisir, et on a découvert de nouveaux artistes.
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Le parc à moutons, clair de lune, par Jean-François Millet , vers 1872
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Les hauteurs du Jean de Paris, Narcisse Diaz de la Peña, 1807 Cet artiste est l’un de mes coups de cœur de notre visite, ses tableaux sont vraiment sublimes (en vrai, parce que les reproductions sur le net c’est assez bof bof).
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Les Vieux Chênes du Dormoir, par Narcisse Diaz de la Peña, vers 1870 Wahou.

De fil en aiguille, on est arrivés dans une autre section, avec des tableaux qui m’ont beaucoup plu aussi.

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Réception du Grand Condé à Versailles par Louis XIV, par Jean-Léon Gérôme, 1878 Le tableau est clair, d’une belle dimension qui permet d’explorer tous les détails sans devoir trop reculer pour apprécier toute la scène.
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La Jeunesse et l’Amour, par Bouguereau, 1877 Un autre coup de cœur, j’aime beaucoup la douceur des traits de ses personnages.
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Naissance de Vénus, par William Bouguereau, 1879 Au risque de me faire trucider, je préfère nettement ce tableau à la Vénus de Boticelli !

Il y avait aussi une petit section avec du Van Gogh et du Gauguin. Si j’apprécie de plus en plus le premier, je dois dire que les tableaux du second me laissent de marbre…

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Nuit étoilée, par Vincent Van Gogh, 1889

On a fini par le dernier étage consacré à l’impressionnisme, il y a des toiles superbes à cet endroit, mais c’est aussi là qu’on a eu le plus de monde et donc de difficultés à s’approcher de certains tableaux.

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La mer orageuse, par Gustave Courbet, 1870 On a eu donc un peu droit à Courbet avec certains de ces paysages, et je dois dire qu’ils sont très beaux. Ce peintre était bon dans plusieurs domaines à ce que je vois !
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La Falaise d’Étretat après l’orage, par Gustave Courbet, 1869
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Alfred Sisley Je ne retrouve pas le nom de ce tableau, ce n’est de toute façon pas celui que je voulais vous montrer, mais je ne l’ai pas trouvé sur le net. Sisley est aussi une belle découverte dans l’impressionisme, mais ce tableau n’est pas représentatif de son talent je trouve.
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Vétheuil sur Seine, par Claude Monet, 1880 J’apprécie de plus en plus Monel. Ses tableaux sont doux et un peu mystérieux malgré les scènes souvent très banales qu’il peint, et puis sa technique est magnifique.
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Le givre, par Claude Monet, 1880 Je suis restée devant un moment, j’adore ! Ça me ferait presque aimer le froid.

Il était déjà presque midi, le temps de passer à la boutique et de ressortir. Nous nous sommes dirigés d’un bon pas vers le restaurant qu’on avait repéré, même si la fatigue commençait déjà à se faire sentir… Petit arrêt à Kusmi Tea pour racheter du Anastasia dont je n’avais plus depuis longtemps, ainsi qu’une petite boîte de leur collection d’infusions que je ne connaissais pas. On nous a fait goûter leur thé en édition limitée du moment, et je dois dire qu’il est très bon !

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Le restau, c’était le Petit Saigon, qui propose de la cuisine viêtnamienne.  Je n’avais jamais goûté, et je dois dire que c’est très bon ! C’est un tantinet cher mai ça reste très abordable pour un restau en plein Paris, et surtout pour les quantités servies. Un plat où il est écrit crabes, ça veut dire que vous aurez plusieurs crabes dans votre assiette, oui oui oui. Le seul reproche que j’ai à faire, c’est que comme tout est plus ou moins frit, ça peut être vite écœurant. À éviter le midi, on est trop lourd pour le reste de la journée… Mais ce riz du chef était divin !
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Ensuite, nous sommes allés chez Coffea, une boutique que je ne connaissais pas mais que j’ai repéré sur un statut Facebook. ils n’avaient pas le thé que je voulais (noisette), mais j’ai pris plusieurs sachets de thés et infusions différents pour goûter et dans l’ensemble ça me plaît bien, je commanderai peut-être sur le net. Puis, direction Shakespeare & Co. C’est vrai, c’est une très jolie librairie, pleine de charme et impressionnante vu le nombre de livres proposés. Par contre, ce n’est pas très malin d’interdire les photos (ça fait de la pub) et les prix des livres sont prohibitifs… Je suis donc ressortie les mains vides et un peu frustrée.

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Comme on était juste à côté; on s’est baladés un peu autour de Notre-Dame. On s’est reposés sur le parvis, avec le beau temps, c’était chouette.

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On a fini avec les jardins du Luxembourg, je crois bien que je n’y étais jamais allée. Je comprends que cet endroit plaise aux Parisiens (c’était d’ailleurs bondé !), c’est vraiment très agréable.

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Ci-dessous, ce que j’ai rapporté : du thé, un calendrier pour 2015, un petit bloc-note et une reproduction des Coquelicots de Monet que je vais accrocher dans la bibliothèque je pense.

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Tant que j’y suis, je poursuis avec ma journée du dimanche, même si la balade a été beaucoup plus courte. Nous sommes allés faire un tour au Salon du Livre Jeunesse à Évreux, dans l’intention pour ma part de faire coucou à Cindy Van Wilder, de faire dédicacer Le trône de Cléopâtre à Annie Jay et éventuellement lui prendre un roman, et acheter et faire dédicacer le tome 1 des Orphelines d’Abbey Road à Audren.

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Comme vous le voyez, pas de livres… Malheureusement, Annie Jay a eu un empêchement de dernière minute, Audren n’était pas là quand on est passé (et n’avait plus de tome 1 sur sa table de toute façon). Mais mon échange avec Cindy Van Wilder était très sympa ! Et puis au moins j’ai pas re-dépensé de sous… En tout cas, j’y retournerai l’an prochain, car il y a beaucoup d’auteurs, de beaux livres dans tous les sens qu’on a envie d’acheter et une ambiance sympa (avec plein de petits n’enfants). Seul bémol : la présence majoritaire des librairies, qui prennent beaucoup de place sur les stands et « cachent » un peu les auteurs parfois. Pour finir, je vous laisse sur quelques photos d’Évreux prises samedi au jardin François Mitterrand pour les deux premières et cet été dans la ville pour les autres.

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Les images/photos des tableaux et de l’intérieur du musée ne sont pas de moi (photos interdites à Orsay), non plus que celles de Shakespeare & Co, mais je précise que j’ai fait la recherche sur Google pour des images « libres de droit », comme on dit.

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