Lewis, book 2: The Lewis Man – Peter May

[Chronique de juillet 2014]

J’ai découvert en fin d’année dernière L’île des chasseurs d’oiseaux de Peter May grâce à Cassie qui l’avait présenté au club de lecture. Ça avait été une très bonne lecture au final, j’avais donc acheté la « suite » peu après. Peter May a en effet écrit une sorte de « trilogie de Lewis », trois romans mettant en scène Fin MacLeod, principalement sur l’île de Lewis. Dans l’absolu, ils peuvent se lire indépendamment, mais c’est mieux de les prendre dans l’ordre.

lhommedelewisDans L’Homme de Lewis, neuf mois ont passé depuis la fin du premier livre. Fin revient sur son île natale et très vite apprend que Tormod MacDonald, le père de Marsaili son amie d’enfance, risque d’être soupçonné de meurtre. Seulement, le vieux homme est sénile et se trouve incapable de livrer ses souvenirs à Fin, qui va devoir chercher la vérité par ses propres moyens.

Je le dis d’emblée : j’ai moins aimé que le premier. D’une part, parce que ça fait beaucoup de grosses casseroles en peu de temps sur une si petite île, on y perd en crédibilité ; d’autre part, parce que l’histoire des personnages avance peu et m’a globalement ennuyée plus qu’autre chose ; enfin parce que la fin avait un côté ridicule et n’était, à mon avis, pas plausible (je parle de l’action qui se déroule dans le présent, pas des souvenirs de Tormod, même si là aussi c’est un peu tiré par les cheveux je trouve). Ces trois éléments réunis font que je reste sur une impression légèrement défavorable, surtout par rapport au premier. La psychologie des personnages qui m’avait beaucoup plu est ici passée loin au second plan, et le sujet caché (que je ne vous révélerai pas car à mon avis c’est un spoil, même si c’est un peu révélé sur la quatrième de couverture…) n’est pas aussi bien traité qu’il aurait pu l’être, j’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à faire du pathos.

À côté de ces aspects négatifs de mon point de vue, on retrouve aussi plusieurs éléments gagnants du premier livre, et notamment les descriptions des Hébrides. On ne reste pas coincé sur Lewis, on voit également Harris et même Eriskay. Nous allons aussi un peu à Édimbourg, ce qui est très sympa. J’aime beaucoup la narration double, avec d’un côté le présent conté par un narrateur extérieur et de l’autre le passé, raconté par Tormod à travers ses souvenirs. Comme je vous le disais, la toute fin de « l’enquête » ne m’a pas convaincue, mais globalement l’aspect policier du roman était pas trop mal (en même temps je ne suis pas hyper exigeante sur ce point). Comme L’île des chasseurs d’oiseaux, ça se lit très bien, je l’ai quasiment dévoré.

Une légère déception donc, mais une lecture qui n’est pas désagréable. J’essaierai d’acheter le troisième, Le braconnier du lac perdu, dans peu de temps et de le lire rapidement pour clore cette saga qui a vraiment le mérite de nous emmener dans l’Écosse sauvage, dans le nord des Hébrides.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s