Toshokan no Aruji – Umiharu Shinohara

[Chronique d’octobre 2014]

Oulalala, j’accumule le retard dans les chroniques… Aujourd’hui, je vous propose mon avis sur les deux premiers tomes du manga Le Maître des livres de Umiharu Shinohara.

lemaitredeslivres

La bibliothèque pour enfants « La rose trémière » accueille petits et grands dans le monde de la littérature jeunesse. Le bibliothécaire, Mikoshiba, est connu aussi bien comme « le Champignon » que comme l’homme capable de retrouver n’importe quel livre, et de vous trouver LE livre dont vous avez besoin.

Cette découverte (que je dois à Scarlett !) est une belle surprise et un joli coup de cœur. Mon seul regret, peut-être, est que le manga se cantonne à la littérature pour enfants, quand tant de romans dits « adulte » mériteraient aussi leur place dans cette série qui constitue un ode à la littérature.

Le dessin m’a plu immédiatement (sinon je n’aurais pas acheté, c’est vraiment rédhibitoire pour moi). On pourrait croire qu’il serait enfantin vu le sujet, mais pas du tout, il est soigné, précis, mignon quand il le faut (les petits sont trop choupis !) et change de style quand on est dans la narration d’un livre (qui sert toujours le chapitre concerné).

La construction est originale : chaque chapitre (parfois plusieurs d’affilée) est consacré à une petite histoire, souvent liée à un usager de la bibliothèque ou à l’une des personnes qui y travaille, et est mise en parallèle avec un livre pour enfants. Les références sont donc nombreuses et variées. Il y a bien sûr beaucoup de titres japonais dont je n’avais personnellement jamais entendu parler, mais aussi des grands classiques européens ou américains, comme du Oscar Wilde (j’ignorais qu’il avait écrit des contes !), Louisa May Alcott ou encore Lucy Maud Montgomery. Un glossaire à la fin nous dit quelques mots de l’auteur et de son œuvre, c’est très intéressant.

Les personnages principaux sont les trois bibliothécaires et un homme qui prend l’habitude de fréquenter très régulièrement « La rose trémière ». Petit à petit, des liens forts se tissent entre eux, et on en apprend plus sur leur passé mais aussi leur vie actuelle. Il y a aussi beaucoup de personnages secondaires comme des enfants et leurs parents, des libraires, la propriétaire de la bibliothèque… Tous ou presque sont attachants et facile à identifier (ce qui n’est pas toujours gagné dans certains mangas !).

J’ai vu des lecteurs déplorer le manque de trame principale. Certes, dans le premier volume le manga apparaît comme une suite de petits épisodes sans lien, mais je trouve que dès le tome 2 des recoupements se font, et une histoire plus globale, celle des quatre personnages principaux dont je parlais plus haut, se dégage. Et même si ce n’est pas le cas (à voir avec le tome 3 quand il paraîtra), je ne vois pas le problème tant le manga est bien fait et agréable.

En conclusion, je ne vois aucune raison de ne pas lire ce manga !

Publicités

Une réflexion sur “Toshokan no Aruji – Umiharu Shinohara

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s