Wuthering Heights (2009)

Encore une chronique pour le mois anglais, mais cette fois sur une mini-série en deux parties.

Parmi les romans « classiques », Les Hauts de Hurlevent est à mon avis l’un des plus difficiles à adapter à l’écran à la fois de part sa trame narrative et de part les sujets qu’il aborde. Le livre raconte, à travers deux générations, les ravages des passions qui saisissent les personnages. Tout commence lorsque Mr Earnshaw décide d’adopter un petit garçon vagabond, qu’il prénomme Heathcliff. Rapidement, les relations avec les deux autres enfants Earnshaw se révèlent compliquées : Hindley est violemment jaloux de ce « frère » dont il n’a pas voulu, et Catherine est d’un tempérament fier et passionné. Devenu maître des Hauts de Hurlevent à la mort de son père, Hindley continue d’humilier Heathcliff pendant que Catherine se rapproche d’Edgar Linton, alors qu’elle aime Heathcliff et se refuse à épouser cet ancien enfant des rues. Heathcliff se promet de se venger, quitte à attendre la prochaine génération.

Un exemple de tenue anachronique avec ce chapeau de Catherine

Rien qu’avec ce synopsis, on peut comprendre que l’adaptation est complexe à réaliser. La seule que j’avais vue, une version de 1939 avec Laurence Oliver et Merle Oberon, n’avait pas pour objectif d’être fidèle ; celle-ci, bien plus récente, présente une affiche assez kitsch qui n’augurait pas du bon, et a été produite par ITV. Le choix des acteurs principaux ne me parlaient pas non plus (Thomas Hardy pour Heathcliff et Charlotte Riley pour Catherine). Je pensais aussi que la seconde génération serait à peine abordée.

Au final, c’était moins mauvais que ce que je craignais, mais c’est loin d’être vraiment bon, et je me demande si une adaptation sera un jour à la hauteur de mes attentes ! Malgré le format plutôt court (les deux épisodes font en tout 2h environ), les éléments principaux y sont. On insiste bien sur ce qui a poussé Heathcliff à chercher vengeance, sur la déchéance d’Hindley, sur les relations tumultueuses d’Heathcliff et Catherine, la différence entre les habitants de Wuthering Heights et de Trushcross Grange… Et la seconde génération, souvent peu mise en scène, apparaît pas mal. Le roman a une narration en abîme : c’est la domestique Nelly qui raconte l’histoire à un tiers. Ici, le prétexte à la narration est plutôt un personnage de la seconde génération.

L’ensemble ne fonctionne pas trop mal et du fait du format relativement court, j’ai regardé la mini-série en une soirée et n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Néanmoins, cela ne masque pas les défauts : une réalisation très moyenne, des paysages pas assez mis en valeur, des costumes il me semble inexacts, une musique très quelconque, un casting moyen, un jeu d’acteurs pas formidable, certaines scènes ou dialogues qui font la noirceur du roman laissés de côté… Peut beaucoup mieux faire quoi.

J’ai envie de voir le film de 2011 maintenant…

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5 réflexions sur “Wuthering Heights (2009)

  1. J’ai beaucoup aimé cette adaptation, mais elle a été édulcorée..peut-être pour satisfaire un public familial ? J’ai trouvé que les acteurs jouaient bien, en particulier Tom Hardy.
    Ondine

    Aimé par 1 personne

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