Jane Eyre (1983)

Y’a pas que Jane Austen dans la vie, y’a les sœurs Brontë aussi (celui•elle qui chope la référence saura à quel point j’ai honte de ma blague). Et y’a surtout Jane Eyre, œuvre imparfaite mais si belle, si forte, qu’elle demeure l’une des préférées de nombreuses personnes. J’ai adoré le roman lorsque je l’ai lu il y a déjà 5 ans (une relecture est prévue en anglais sûrement pour l’année prochaine), et aimé ou adoré à des degrés variables les adaptations que j’ai vues. Je suis tombée sur celle-ci d’occasion chez Gibert et pour 4€, je n’ai même pas essayé de résister ! Cette mini-série en 5 épisodes par la BBC date de 1983.

Jane Eyre, orpheline envoyée par sa tante dans l’école de Lowood, n’a d’autre choix que de devenir institutrice. À 18 ans, elle répond à une petite annonce recherchant une préceptrice pour aller travailler à Thornfield Hall. La tranquillité d’esprit de Jane, durement acquise pendant ses années d’école, vacille avec le maître des lieux, Mr Rochester.

Quand on parle de personnages aussi célèbres que Jane Eyre et Mr Rochester, le choix des acteurs pour les interpréter est primordial. Zelah Clarke, que je ne connaissais absolument pas, fait une excellente Jane Eyre, quoique trop âgée pour le rôle. Calme, posée en apparence, mais laissant éclater sa passion lorsqu’elle ne peut la contenir, elle m’a beaucoup touchée. Quand à Timothy Dalton, que personnellement je n’ai vu que dans Penny Dreadful avec 30 ans de plus (je ne suis pas très James Bond), il incarne un Rochester évidemment très amoureux et très agité. Il n’est pas aussi coquin que celui joué par Toby Stephens mais son humour particulier ressort bien. Il en fait parfois un peu des tonnes mais on lui pardonne. Le couple fonctionne bien et je profitais de leurs scènes ensemble avec gourmandise. Rien à dire de particulier sur les autres acteurs, chacun interprète correctement son personnage mais aucun ne sort vraiment du lot.

Les 5 épisodes laissent tout le loisir de suivre fidèlement le roman. Il n’y a que des passages à Lowood qui ont été raccourcis, et comme il s’agissait de nombreux passages sur la religion, ça ne m’ennuie pas du tout. C’est juste dommage que l’amitié entre Jane et Helen n’ait pas été un peu plus développée. La série essaie de rappeler la structure narrative du roman à la première personne en faisant parfois parler en voix-off Jane Eyre.

La demeure choisie pour tenir lieu de Thornfield Hall, Deene Park, rappelle Haddon Hall. Un beau manoir de style élisabéthain, qui a gardé un air médiéval, avec un parc, un petit pont de pierre… Un très joli lieu que j’aimerais bien visiter ! L’intérieur comme l’extérieur sont bien utilisés. La réalisation est typique de cette période, avec des caméras de mauvaise qualité qui font qu’on ne voit pas grand-chose dans les scènes nocturnes et une manière de tourner qui rappelle le théâtre. Si je préfère les mises en scène modernes, cela ne m’a pas empêchée de beaucoup apprécier le visionnage. Si je devais pointer une vraie faiblesse, ce serait la musique, au mieux quelconque, au pire absolument décalée par rapport aux scènes.

En conclusion, je suis vraiment contente d’être tombée sur cette version et je ne manquerai pas de la revoir !

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