The Child in time – Ian McEwan

Quand j’ai vu que Benedict Cumberbatch allait adapter un roman de Ian McEwan pour la BBC, je me suis dit que c’était l’occasion de le lire pendant le mois anglais, et justement il y a une LC Ian McEwan ! J’ai donc emprunté L’enfant volé à la médiathèque.

La fille de Stephen a été enlevée il y a deux ans et demi. Depuis, Julie et lui se sont séparés. Ils gèrent leur deuil très différemment. Stephen s’occupe vaguement en participant à un comité de pédagogie qui « travaille » à la rédaction d’un rapport ministériel sur l’éducation. Sa femme Julie s’est retirée à la campagne. Un couple d’amis qui a déménagé dans le Suffolk suite à des tourments personnels le distrait aussi étrangement.

Le titre anglais recouvre bien plus d’aspects que sa « traduction » française. « L’enfant volé » ne fait référence qu’à un ou deux personnages maximum, alors que « The Child in time » se retrouve au moins cinq fois dans le livre. Sans compter qu’il y a de très nombreuses réflexions sur le temps, que ce soit celui qui passe, qui enlise, qui guérit ou blesse. Beaucoup de passages sont philosophiques et j’avoue n’avoir pas toujours tout suivi, surtout que des événements du dernier tiers voire du dernier quart éclairent de manière différente des scènes antérieures. C’est donc un roman complexe qui mériterait une relecture pour mieux l’appréhender.

Le style est vraiment particulier dans ce roman, ça m’avait moins marquée dans Sur la plage de Chesil et Expiation. Ian McEwan aime les trames narratives chronologiquement décousues, avec de nombreux retours en arrière, de « fausses » scènes, etc. Ici, ça atteint encore de nouveaux sommets. Les pensées de Stephen tournent et s’emmêlent, traînent sur plusieurs pages, puis une action se présente et tout s’accélère. Le temps de lecture aussi est élastique.

C’est sans aucun doute un roman très intéressant, avec certains passages sur la perte d’un enfant qui tordent les tripes, mais j’avoue que la lecture est par instants fastidieuse et que les personnages ne m’ont pas paru attachants. Il ne se « passe » vraiment des choses que sur la fin du roman, jusque là c’est un peu trop lent.

Le roman le plus étrange que j’ai lu de Ian McEwan, à la structure et aux propos complexes mais qui n’a pas su me passionner complètement.

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