3 shojôs faits d’un mélange de douceur et de douleur

Le shôjo n’est pas forcément mon genre préféré. Ce type de manga qui vise un public féminin combine souvent différents éléments qui me déplaisent : des héroïnes cruches, des dessins niais et une histoire prévisible et navrante. MAIS il y a toujours des exceptions. J’ai déjà chanté les louanges de Fruits Basket par exemple, ou plus récemment d’Orange. Aujourd’hui je réunis en un article trois chroniques pour vous faire découvrir d’autres titres que j’ai lus il y a peu et qui me plaisent.


Perfect World – Rie Aruga (4 tomes, en cours)

Tsugumi et Ayukawa étaient dans le même lycée. Ils se retrouvent par hasard des années plus tard dans le cadre de leur travail. Tsugumi est décoratrice d’intérieur et Ayukawa est devenu architecte, mais il a également perdu l’usage de ses jambes. Malgré les difficultés qu’elle pressent, Tsugumi ne peut s’empêcher de retomber amoureuse et de tenter cette relation.

Premier bon point : des personnages adultes et non pas lycéens. Leurs aspirations, leurs problématiques, leurs joies et leurs peines sont plus matures. Même si j’aime beaucoup les mangas mettant en scène des adolescents (cf. les deux mentionnés en introduction), ce changement fait du bien et donne de la profondeur au manga. J’aime beaucoup les deux personnages principaux en plus.

Ensuite il y a bien sûr le thème de société abordé, le handicap. Tsugumi est nouvelle dans cet univers, elle découvre tout, fait des gaffes, est choquée, apeurée selon les situations… Je trouve tout cela très crédible et très vrai. Mon seul regret est l’absence totale de sexualité dans le manga. Une fois le sujet des enfants est abordé mais c’est tout. Ça viendra peut-être plus tard (le 5ème tome est à paraître bientôt), en tout cas je trouve que ça vaudrait la peine d’être exploré car c’est un énorme tabou dans nos sociétés.

Enfin, le dessin. Très fin, délicat, il ne tombe cependant pas dans l’écueil de la surcharge en kawai qu’on rencontre souvent dans les shôjo.

Conclusion : un indispensable !


Moving Forward – Nagamu Nanaji (4 tomes, en cours)

Kuko vit à Kobe avec son père. Elle est connue et appréciée de tout son quartier, cette jeune fille toujours souriante. Mais les sentiments et la douleur qu’elle refoule depuis longtemps menacent de la submerger. Son moyen d’expression habituel, la photo, ne suffit même plus, et les questions se bousculent dans sa tête.

J’aime tout dans ce manga. La mise en page, poétique, douce ou torturée, surprenante. Les personnages, à commencer par Kuko mais aussi les autres de son entourage, son meilleur ami, l’étudiant en art plus âgé, le propriétaire de la galerie du coin, le nouveau venu, la meilleure amie fan de shôjo… J’ai vaguement regardé à quoi ressemblaient les titres précédents de la mangaka, elle s’est bien amélioré en dessin. C’est très joli et les décors sont extrêmement soignés : Kobe a une place très particulière dans le manga (j’ai envie de visiter cette ville maintenant!).

En plus des tourments adolescents (ce n’est pas ironique, Kuko a vraiment de quoi se sentir tourmentée), il y a une grande place laissée aux relations humaines et à l’expression par l’art. Kuko prend des photos, Outa peint… Ils se cachent derrière leurs productions artistiques.

Conclusion : un énorme coup de cœur !


La Valeur de ma vie – Yoshimi Toda (one-shot)

Résumé éditeur : « Yuri rentre au lycée… Mais contrairement à d’autres, ce n’est pas le coeur léger qu’elle envisage les dernières années de sa vie d’adolescente. Ex-voyou, elle semble porter en elle le poids d’une mystérieuse culpabilité. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, qu’elle a perdu une partie de la mobilité de son bras droit. Chio, un garçon du lycée, commence à lui tourner autour… Mais Yuri n’est pas disponible pour l’amour. Son leitmotiv reste inchangé : lors de ses années lycée, tout ce qu’elle souhaite, c’est « prouver la valeur de sa vie ». Pourquoi ? Et pour qui ? »

Sans être affreux, le dessin ne m’a pas particulièrement plu. J’ai aimé les personnages tout en nuances et loin des stéréotypes habituels, surtout avec le thème de l’ex-voyou. Sinon je n’ai pas trouvé l’histoire passionnante.

Conclusion : Sympa mais sans plus pour moi.


J’ai lu pas mal d’autres titres en graphique depuis le début de l’année, donc si cet article vous a plu, j’essaierai d’en faire d’autres.

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7 réflexions sur “3 shojôs faits d’un mélange de douceur et de douleur

  1. J’ai adoré aussi « Perfect World », j’attends avec impatience le tome 5.
    J’avais repéré « Moving Forward », mais j’hésitais, grâce à toi, je vais me laisser tenter ! Comme toi, je craignais le côté trop shojo, et d’après ton billet ce n’est pas la cas 🙂
    Merci !

    Aimé par 1 personne

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