Une collégienne se perd dans un roman de Dumas ; Adichie donne encore une belle leçon de féminisme

Retour du petit article, deux-en-un cette fois !


Adèle et les noces de la Reine Margot – Silène Edgar

De quoi ça parle ? Adèle est au collège et ça ne va plus très bien dans sa vie. Entre ses parents qui travaillent beaucoup et la laissent trop souvent seule à la maison et ses deux meilleurs amis qui se sont disputés, elle n’a pas du tout le moral. Alors quand en plus leur prof de français leur donne un pavé à lire… Mais contre toute attente, Adèle va se passionner pour La Reine Margot. À tel point que, la nuit, elle se retrouve à l’intérieur du roman…

J’aime bien les bouquins des éditions Castelmore. Souvent je les lis en un après-midi. Ils me font une pause bienvenue entre deux lectures, ça se lit vite et bien, ce sont de vrais bons romans pour la jeunesse. Pourquoi j’ai lu celui-là ? Il était dans ma PÀL parce que j’ai découvert Silène Edgar avec 14-14 que j’avais adoré (ma chronique ici) et Elody me l’a donné à lire dans le cadre de notre Pick me a book.

Alors, qu’en ai-je pensé ? J’ai à nouveau apprécié le mélange de notre époque et de l’histoire (même prise d’un point de vue fictif). Le style est très fluide et l’intrigue est prenante. On se prend vite au jeu de vouloir nous aussi retourner dans les rêves d’Adèle, tout en ayant hâte de voir comment les choses vont tourner dans sa vie. J’ai apprécié aussi que ce soit assez triste au final. Le mariage de Marguerite de Valois et Henri de Navarre s’est très mal fini (euphémisme !) avec le massacre de la Saint-Barthélémy. Ce n’est pas aussi violent dans la vie d’Adèle mais ce qui arrive à la fin est tout de même très dur.

J’ai tout de même moins aimé que 14-14, principalement pour une raison : le manque d’explication. Dans 14-14, on apprend pourquoi Adrien et Hadrien ont pu communiquer à travers le temps. Là, on ignore pourquoi et comment Adèle en vient à vivre le roman de Dumas.

À part ça un chouette roman, que j’ai d’ailleurs conseillé à une collègue prof de français au collège !

– Debout, Adèle, dépêche- toi !
La jeune fille ouvre un œil, un peu perdue. Ce n’est pas Catherine de Médicis mais Catherine sa mère qui la houspille. Elle quitte à regret son monde de rêve, quoiqu’il soit plus rassurant d’être dans son lit que sous l’œil sévère de la terrible reine mère.


Chère Ijeawele, Un manifeste pour une éducation féministe – Chimamanda Ngozi Adichie

Une amie m’a prêté ce petit bouquin qui vient compléter Nous sommes tous des féministes que j’ai déjà lu (chronique ici). C’est vraiment tout petit, une lettre de l’écrivaine à l’une de ses amies qui vient d’avoir un bébé, une petite fille, et qui lui a demandé des conseils pour l’éduquer de façon féministe.

Encore une fois c’est simple, abordable, plein de bon sens et tellement nécessaire. Un léger bémol tout de même : le livre est trèx axé « empowerment » puisque l’enfant en question est né de sexe féminin. Certains conseils s’appliquent sans souci aux deux sexes mais moi qui ai un petit garçon, je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus de matériau sur la manière dont je vais pouvoir l’éduquer dans un monde où de nombreux hommes continuent à se croire meilleurs que les femmes.

Je n’ai rien à dire de plus, il faut lire Chimamanda Ngozi Adichie ! Faut que je me le rachète celui-là.

Apprends-lui à ne pas se soucier de plaire. Elle n’a pas à se rendre aimable mais à être pleinement elle-même, une personne sincère et consciente que les autres sont humains autant qu’elle.

*****

Quand l’égalité est réelle, la rancœur n’existe pas.

*****

Parce que la réalité de notre monde, c’est la différence. Et en l’éduquant à la différence, tu lui donnes les moyens de survivre dans un monde de diversité.

*****

Montre-lui qu’elle n’a pas besoin de plaire à qui que ce soit. Dis-lui que si quelqu’un ne l’apprécie pas, quelqu’un d’autre le fera. Dis-lui qu’elle n’est pas seulement un objet qu’on aime ou qu’on n’aime pas, elle est également un sujet qui peut aimer ou ne pas aimer.

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